Histoire de la bibliothèque en quelques dates

 

     Créée en 1999 par le Cabinet d’architecte lillois Boyeldieu Dehaene, au moment de la construction du site universitaire (département Arts Plastiques) avant son inauguration en 2000, cette bibliothèque dont l’origine est la fusion de deux collections (École d’art de Tourcoing et Université de Lille), a été installée dans les locaux d’une ancienne brasserie réhabilitée (entre deux usines textiles), fondée en 1859 au 40 rue des Ursulines par Jean-Baptiste Pruvost.

Une extension de cette brasserie a été réalisée au numéro 42 de la rue des Ursulines, sous la direction de Monsieur Plouvier de 1890 à 1907, puis sous la marque déposée de bière LEPERS et DALLE en 1912 (aujourd’hui “l'Angélus” installée à la Chapelle d'Armentières).

Celle-ci fonctionnera jusqu’en 1926 avant de devenir un centre d’apprentissage textile (CIA) qui fermera ses portes en 1995.

     

     Les salles de la bibliothèque aux étages supérieurs, se trouvent dans une tour dont le toit en ogive “à ciel ouvert”, résulte de l’implantation probable d’un “bassin refroidissoir à fond plat” en cuivre, suspendu par des câbles, qui permettait de refroidir le moût de houblon brûlant sorti des cuves de brassage.

Les buées et vapeurs, très abondantes, s'échappaient de ce local par une large ouverture vers l'extérieur faisant office de cheminée.

Les anciens brasseurs qui n’avaient pas encore de réfrigérants, appliquaient déjà ce procédé en refroidissant le moût toute la nuit, afin de produire un type de bière proche de la “Gueuze”, boisson “typiquement belge”.

Ce procédé de fabrication (à fermentation spontanée) a été abandonné par les brasseurs de la région (toujours utilisé par la Brasserie Halve Maan à Bruges, ainsi qu'à Bruxelles), et remplacé par des techniques actuelles plus sophistiquées.

 

     Bien que la ville de Tourcoing ait longtemps conservé des terres cultivées, il est improbable que le dôme ait été annexé à une installation de séchage du houblon, car cette opération était réalisée en Flandres dans des greniers, chez le producteur / cultivateur.

Or, aucune coopérative de producteur de houblon n’a existé à Tourcoing.