Princesse X
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| Compl. Titre | [exposition, Paris, Centre national d'art et de culture Georges Pompidou, Galerie de l'Atelier Brancusi, 17 novembre 1999 -27 mars 2000] |
| Auteur | Tabart, Marielle (Auteur) |
| Parigoris, Aleksandra (Auteur) | |
| Chave, Anna C (Auteur) | |
| Lewish, Marina (Traducteur) | |
| Centre national d'art et de culture Georges Pompidou (Auteur) | |
| Editeur | Centre Georges Pompidou : Paris , 1999 |
| Collection | Les carnets de l'Atelier Brancusi |
| Collation | 1 vol. (79 p.) |
| Format | 21 cm |
| Illustration | ill., couv. ill. en coul |
| ISBN | 978-2-84426-030-7 |
| Langue Edition | français |
| Langue Origine | anglais , français |
| Sujets | Ecrits sur l'art |
| Ecrits sur la sculpture | |
| Phallus | |
| Femme | |
| Corps | |
| Sculpture abstraite | |
| Abstraction | |
| Art et sexe | |
| Scandales -- Dans l'art | |
| Scandales artistiques | |
| Promotions | |
| Centres d'interets |
| Nombre de réservation(s) actuelle(s) : 0 |
| Site | Numéro | Cote | Section | Etat |
| Tourcoing | 1000000027907 | 730 BRA | Adulte | Pratiques plastiques | Disponible |
Titres de Forme :
Exposition
Contient :
En janvier 1920, alors que Dada bat son plein, le bronze de la Princesse X (cat. rais. no 130b) est salué avant l’ouverture du Salon des Indépendants, où il doit être exposé, par l’exclamation prêtée à Picasso ou à Matisse : ? Voilà le phallus ! ?. Exclu à deux reprises – il l’avait déjà été une première fois au Salon d’Antin, organisé par André Salmon en 1916 –, il sera finalement réintroduit grâce à l’intervention des amis de Brancusi, Léger en tête, suivie de la protestation ? Pour l’indépendance de l’art ?, publiée dans Le Journal du peuple et signée par plus de soixante-dix personnalités, dont les proches : Roché, Picabia, Léger, Cocteau, Cendrars et Satie. La Princesse X est à la fois la mémoire d’une autre forme – un marbre longuement retravaillé entre 1909 et 1915 – et le support d’un symbole, celui de l’éternel idéal (?) féminin voulu par le sculpteur, ou celui de l’androgyne, la femme changée en sexe masculin que stigmatisent les organisateurs du Salon. Du motif d’origine, une jeune femme à longue chevelure, penchée sur son miroir, Brancusi n’a retenu que la courbe unissant les orbes de la tête et du buste. Excepté les détails d’une main et d’une sorte de griffe à la nuque, souvenir d’une mèche de cheveux – retravaillés sur l’un des deux plâtres intermédiaires de l’atelier ayant servi au tirage du bronze –, l’aspect descriptif a disparu. Il en résulte une forme elliptique presque précieuse, dont la modulation graduée assure insensiblement le passage d’un renflement à l’autre par la gorge allongée. La surface veloutée du marbre (University of Nebraska, Sheldon Memorial Art Galleries) devient plus élastique dans les deux versions en bronze poli (la seconde se trouve au Philadelphia Museum of Art). Le métal en accentue la qualité abstraite et dynamique, et la lumière qui s’y réfléchit achève de confondre deux images en une seule : le fragment – le buste ou le sexe – et le corps entier de la femme.,
Notes : Bibliogr. p. 77-79
Exposition
Contient :
En janvier 1920, alors que Dada bat son plein, le bronze de la Princesse X (cat. rais. no 130b) est salué avant l’ouverture du Salon des Indépendants, où il doit être exposé, par l’exclamation prêtée à Picasso ou à Matisse : ? Voilà le phallus ! ?. Exclu à deux reprises – il l’avait déjà été une première fois au Salon d’Antin, organisé par André Salmon en 1916 –, il sera finalement réintroduit grâce à l’intervention des amis de Brancusi, Léger en tête, suivie de la protestation ? Pour l’indépendance de l’art ?, publiée dans Le Journal du peuple et signée par plus de soixante-dix personnalités, dont les proches : Roché, Picabia, Léger, Cocteau, Cendrars et Satie. La Princesse X est à la fois la mémoire d’une autre forme – un marbre longuement retravaillé entre 1909 et 1915 – et le support d’un symbole, celui de l’éternel idéal (?) féminin voulu par le sculpteur, ou celui de l’androgyne, la femme changée en sexe masculin que stigmatisent les organisateurs du Salon. Du motif d’origine, une jeune femme à longue chevelure, penchée sur son miroir, Brancusi n’a retenu que la courbe unissant les orbes de la tête et du buste. Excepté les détails d’une main et d’une sorte de griffe à la nuque, souvenir d’une mèche de cheveux – retravaillés sur l’un des deux plâtres intermédiaires de l’atelier ayant servi au tirage du bronze –, l’aspect descriptif a disparu. Il en résulte une forme elliptique presque précieuse, dont la modulation graduée assure insensiblement le passage d’un renflement à l’autre par la gorge allongée. La surface veloutée du marbre (University of Nebraska, Sheldon Memorial Art Galleries) devient plus élastique dans les deux versions en bronze poli (la seconde se trouve au Philadelphia Museum of Art). Le métal en accentue la qualité abstraite et dynamique, et la lumière qui s’y réfléchit achève de confondre deux images en une seule : le fragment – le buste ou le sexe – et le corps entier de la femme.,
Notes : Bibliogr. p. 77-79
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