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La peinture après l'abstraction
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| Compl. Titre | Martin Barré, Jean Degottex, Raymond Hains, Simon Hantaï, Jacques Villeglé , 1955-1975 , [exposition], Musée d'art moderne de la Ville de Paris, 20 mai-19 septembre 1999 |
| Auteur | Cueff, Alain (Auteur) |
| Parent, Béatrice (Auteur) | |
| Penwarden, Charles (Traducteur) | |
| Musée d'art moderne de la Ville de Paris (Auteur) | |
| Editeur | Paris-Musées : Paris , 1999 |
| Fabrication | Impr. Blanchard : 92-Le Plessis-Robinson |
| Collation | 241 p. |
| Format | 28 cm |
| Illustration | ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. |
| ISBN | 2-87900-460-8 |
| Langue Edition | français , français |
| Sujets | Art contemporain |
| Art moderne | |
| Abstraction | |
| Affichistes | |
| Villeglé, Jacques | |
| Hains, Raymond (1926 - 2005) | |
| Peinture et discours | |
| Art informel | |
| Ecrits sur la peinture | |
| Hantaï, Simon(1922-2008) | |
| Peinture abstraite | |
| Peinture française | |
| Promotions | |
| Centres d'interets |
| Nombre de réservation(s) actuelle(s) : 0 |
| Site | Numéro | Cote | Section | Etat |
| Tourcoing | 1000000029970 | 750.11 CUE | Adulte | Art moderne et contemporain | Disponible |
Contient :
La Peinture après l’abstraction, n’est rien de moins que stimulant. Des remarques d’Alain Cueff sur le rôle méconnu des affichistes dans la formulation renouvelée de la peinture, entre 1955 et 1965, sont à l’origine du rapprochement inédit entre les œuvres de Raymond Hains et Jacques Villeglé, et celles de Martin Barré, Jean Degottex et Simon Hantaï, un rapprochement que le cloisonnement convenu entre les diverses abstractions de l’époque et le Nouveau réalisme, semble avoir jusque-là interdit. Le discours, ici, est proprement producteur d’histoire de l’art ; en redessinant ses agencements et son ordre, il la reconstruit ; il la constitue comme un objet produit dans et par le discours, davantage qu’il l’enregistre comme un fait extérieur. Même si, dans leur présentation des faits, les auteurs n’échappent pas toujours à l’illusion réaliste, le caractère proprement créationniste du propos est à souligner. Ces artistes commencent à œuvrer à un moment où un certain nombre d’oppositions consubstantielles à la modernité se sont cristallisées et ont contribué à constituer des provinces stylistiques, signe que l’abstraction est désormais une idée morte. Dire que ces peintres viennent après l’abstraction, c’est d’abord enregistrer qu’ils n’entretiennent aucun discours théorique à son égard. Ils n’acceptent pas d’en faire comme si c’était un genre donné par avance. En liant la peinture à d’autres types d’expériences, ils changent de plan, passant de la pratique d’une catégorie réservée et séparée à celle de l’élaboration expérimentale et non conceptuelle de modèles paradigmatiques.,
Notes : Texte français et trad. anglaise en regard
Bibliogr. p. 219-233. Notes bibliogr.
La Peinture après l’abstraction, n’est rien de moins que stimulant. Des remarques d’Alain Cueff sur le rôle méconnu des affichistes dans la formulation renouvelée de la peinture, entre 1955 et 1965, sont à l’origine du rapprochement inédit entre les œuvres de Raymond Hains et Jacques Villeglé, et celles de Martin Barré, Jean Degottex et Simon Hantaï, un rapprochement que le cloisonnement convenu entre les diverses abstractions de l’époque et le Nouveau réalisme, semble avoir jusque-là interdit. Le discours, ici, est proprement producteur d’histoire de l’art ; en redessinant ses agencements et son ordre, il la reconstruit ; il la constitue comme un objet produit dans et par le discours, davantage qu’il l’enregistre comme un fait extérieur. Même si, dans leur présentation des faits, les auteurs n’échappent pas toujours à l’illusion réaliste, le caractère proprement créationniste du propos est à souligner. Ces artistes commencent à œuvrer à un moment où un certain nombre d’oppositions consubstantielles à la modernité se sont cristallisées et ont contribué à constituer des provinces stylistiques, signe que l’abstraction est désormais une idée morte. Dire que ces peintres viennent après l’abstraction, c’est d’abord enregistrer qu’ils n’entretiennent aucun discours théorique à son égard. Ils n’acceptent pas d’en faire comme si c’était un genre donné par avance. En liant la peinture à d’autres types d’expériences, ils changent de plan, passant de la pratique d’une catégorie réservée et séparée à celle de l’élaboration expérimentale et non conceptuelle de modèles paradigmatiques.,
Notes : Texte français et trad. anglaise en regard
Bibliogr. p. 219-233. Notes bibliogr.




